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ORIGINS

In 2014, the film Under the Skin (original title: Voyage en barbarie), co-réalisé par Cécile ALLEGRA, dénonce les tortures systématiques et massives dont font l’objet les hommes et les femmes en fuite, tombés aux mains des trafiquants d’êtres humains dans le Sinaï.

Two years later, one of the young survivors of the film commits a suicide attempt in his Reception Centre for Asylum Seekers (CADA). Finding himself alone during the school holidays, he stopped eating and drinking to let himself die. Cécile ALLEGRA becomes aware that, for these young people, the mere fact of having survived is not a sufficient driving force to live.

« Rien ne peut préparer des survivants à une vie normale, à la vie tout court. »

Primo Lévi, If This Is a Man

Pendant ce temps, à Conques, dans l’Aveyron, un des frères de l’Abbaye de Sainte-Foy visionne le film, et contacte Cécile ALLEGRA. Il l’informe alors de la volonté des habitants du village de s’engager auprès des survivant.es des camps de torture.

Peu après, l’association LIMBO naît, afin de prendre en charge ces « temps à vide » pendant lesquels les survivant.es voient la pulsion de mort resurgir. Avec en tête, un seul objectif : les ramener à la vie.

Depuis Limbo développe un dispositif thérapeutique (lien au document Le dispositif thérapeutique) qui répond aux besoins des personnes en exil et fortement traumatisées. Ainsi entre les séjours des ateliers thérapeutiques, des permanences psychologiques et des sorties sont offerts aux personnes afin de pourvoir créer des liens et de la confiance en soi. 

Et Limbo prend de l’envol, se munit d’un plan stratégique, se solidifie à Paris avec l’intégration à la Maison des Refugiés en 2024 et un établissement en Aveyron se structure en 2025, qui permet de dupliquer les actions bénéfiques aux personnes exilées vivant en Occitanie.


– Image from Under the skin, Albert Londres prize winner, directed by Cécile ALLEGRA and Delphine DELOGET